L'art du tressage à Corossol

Posted on September 11 2014

Petit village traditionnel de pêcheurs, Corossol est un lieu où l'on respire l'âme de Saint Barth... Fief de l’'artisanat de la paille et du costume local, c'est aussi un endroit paisible où il est agréable de s'attarder. La petite rue sinueuse pour arriver dans le quartier de Corossol vaut à elle seule le détour :  il faut réussir à jongler avec les voitures garées sur le bas-côté, avant d'arriver au petit port de pêche.

Corossol - Pati de St Barth

Corossol - Pati de St Barth

Corossol - Pati de St Barth

corossol - pati de st barth

    Une fois ce premier défi réalisé, Corossol est un quartier qu'il faut découvrir à pieds. Village paisible et authentique, il est bon de s'aventurer dans le dédale des vieilles cases typiques, regarder les bateaux de pêche à l'horizon, s'allonger sur la plage peu fréquentée en arc de cercle... Corossol est aussi l’un des derniers endroits de l’île où se pratique encore le tressage, art bien spécifique à Saint-Barth puisque seules quelques femmes continuent de perpétrer cette tradition qui  se transmettait auparavant de mères en filles. Le travail de la paille a toujours existé dans l’histoire de St Barthélemy. C’est vers 1890 que cet artisanat connut un véritable essor, grâce au Père Morvan qui exporta d’îles voisines des graines et de jeunes pousses du Palmier Sabal plus souvent appelé «  Latanier ». En 1925, le Père de Bryun fit venir une jeune fille Hollandaise de St Martin qui s’appelait Blanche Petterson. C’est elle qui apprendra aux femmes St Barth la confection de panamas, une meilleure technique de fabrication et de nouveaux modèles de tresses. A l'époque, confectionner des chapeaux constituait le seul gagne-pain des femmes, qui tressaient du matin au soir. Ces panamas étaient ensuite vendus aux hommes, pour qu'ils puissent se protèger du soleil en allant à la pêche ou la culture. Avec l'arrivée des premiers touristes, le tressage se diversifie et les femmes se mettent à proposer des petits sacs de plage, dessous de plat, des petits oiseaux porte bonheur ou des éventails... La qualité du tressage s'affine également. Les feuilles de lataniers sont travaillées en plusieurs étapes : elles sont d'abord séchées pendant une quinzaine de jours au soleil. Puis les feuilles sont enroulées, pour réaliser des "tresses de base", qui formeront le socle du tressage. Puis vient le travail de détail et de confection définitive de l'objet voulu. Aujourd'hui, les femmes de Corrosol proposent de véritables broderies de paille, qui raviront autant les touristes que les amoureux de l'art et des traditions de St Barth !   Corossol - St Barth       Corossol St Barth ................................................. Small traditional fishing village, Corossol is a place where you can breathe the soul of Saint Barth ... Manor of the straw crafts and local costumes, it is also a peaceful place where it’s nice to stop by. The narrow winding streets to arrive in the village of Corossol worth a visit: on your way, you have to juggle between the cars parked on the roadside before arriving at the small fishing port. Once this first challenge is accomplished , Corossol is an area to be discovered by foot. In this quiet and authentic village, it is nice to venture yourself into the labyrinth of the typical old huts, watch the fishing boats on the horizon, lie on the beach uncrowded and arc-shaped ... Corossol is also one of the last places on the island where braiding is still practiced, a very specific art in St. Barts. A few women continue to perpetrate this tradition that previously passed on from mother to daughter. The work of the straw has always existed in the history of St Barth. Around 1890, the craft experienced a boom thanks to Father Morvan, who export to nearby islands seeds and seedlings of Sabal Palm, often called "Latanier." In 1925, Father de Bryun brought a young Dutch girl from St Martin, named Blanche Petterson. She taught St Barth’s women to make Panama hats, with a new manufacturing technology and new models of braids. At the time, making hats was the only livelihood of women, who wove all day. Panamas were then sold to men, so they could protect themselves from the sun, when they went fishing. With the first tourists, the braiding then diversifies itself and women begin to offer small beach bags, table mats, small lucky birds or hand fans ... The quality of braiding is also refined. The leaves of palmettos are processed in several stages: they are first dried for a fortnight in the sun. Then the leaves are rolled, for making "basic braids", which form the base of the braid. Then they work on the details and into the final preparation of the desired object. Nowadays, the women of Corossol offer real embroidery straw that will delight both tourists and lovers of art and traditions in St Barth!    

0 comments

Leave a comment

All blog comments are checked prior to publishing